Le 7 octobre 2023, le Magen David Adom est passé en quelques minutes de la routine à une situation de guerre : équipes doublées avant 7h, ambulances mobilisées dans tout le pays, interventions sous les tirs, milliers d’appels au 101, points de soins improvisés dans les stations, aux carrefours et jusque dans les maisons.
Ce jour-là, les femmes et les hommes du MDA ont sauvé des vies en se mettant eux‑mêmes en danger et vingt d’entre eux ont été tués, dont sept en pleine mission de secours.
Le mini‑site dédié rassemble des histoires vraies, celles de bénévoles et de professionnels qui ont agi sous le feu, parfois alors que leurs propres familles étaient menacées.
Ce n’est qu’un aperçu, mais il permet de comprendre l’engagement, le courage et la mémoire de celles et ceux qui ont tenu le système de secours debout dans les heures les plus sombres.
Plongez dans ces récits de dévouement et de vies sauvées.
Le 7 octobre 2023, Israël s’est réveillé dans l’effroi.
Trois ans plus tard, nous gardons en nous le souvenir de cette matinée avec une précision douloureuse. Le massacre, les familles décimées, les otages emmenés à Gaza, les kibboutzim attaqués, les maisons incendiées : ce qui s’est produit ce jour-là appartient désormais à notre histoire et rien ne pourra en atténuer la gravité.
Dans ces premières heures, alors que personne ne mesurait encore l’étendue du désastre, le Magen David Adom était déjà à l’œuvre.
Des ambulances prenaient la route du Sud. Des secouristes, des ambulanciers et des paramédics quittent leurs foyers pour rejoindre les lieux attaqués. Ils savaient que les combats se poursuivaient. Ils savaient que certains de leurs collègues étaient eux-mêmes pris sous le feu. Ils y allèrent pourtant, avec cette conscience très simple du devoir qui commande de porter secours lorsque des vies sont en péril.
Ce courage eut un prix.
Des membres du Magen David Adom furent tués le 7 octobre en portant secours à leurs semblables.
Parmi eux, Amit Mann avait vingt-deux ans. Paramédic à Be’eri, elle demeura dans la clinique du kibboutz auprès des blessés tandis que les terroristes progressaient. Pendant des heures, elle soigna, rassura, tenta de sauver. Elle resta jusqu’au bout. Elle fut assassinée.
Trois ans après, nous nous inclinons devant sa mémoire et devant celle de tous nos secouristes tombés ce jour-là.
Nous pensons aussi aux milliers de femmes et d’hommes du MDA qui vécurent ces heures et continuèrent leur mission dans les jours, les mois et les années qui suivirent. Beaucoup portent encore ce qu’ils ont vu. Certains ont perdu des proches, des amis, des collègues. Tous ont continué à servir.
Car depuis trois ans, le 7 octobre n’a jamais véritablement quitté Israël.
La guerre, les attaques, les alertes, les blessés, les familles endeuillées ont profondément marqué le pays. À travers chacune de ces épreuves, le Magen David Adom est demeuré ce qu’il était au matin du 7 octobre : le service de ceux qui courent vers les blessés quand le danger commande aux autres de s’en éloigner.
C’est cette fidélité qui nous oblige aujourd’hui.
Commémorer le 7 octobre ne consiste pas seulement à regarder derrière nous. C’est prendre la mesure de ce qui fut perdu, honorer ceux qui sont tombés et demeurer dignes de ceux qui, au cœur du massacre, ont continué à croire qu’une vie pouvait encore être sauvée.
Nous n’oublierons pas les victimes.
Nous n’oublierons pas les otages, ni leurs familles.
Nous n’oublierons pas nos secouristes tombés dans l’accomplissement de leur mission.
Nous n’oublierons pas Amit.
Et nous continuerons, comme eux, à servir la vie.
C’était la mission du Magen David Adom avant le 7 octobre.
Ce fut son devoir au cœur de cette journée.
C’est, trois ans après, notre engagement.
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